Les auteurs lauréats d'une bourse de résidence en 2021

Découvrez les portraits des auteurs lauréats d'une bourse de résidence en 2021

Gustave Akakpo à Cahors avec la Cie Acétés - la Fabrique Francophone (46)

Gustave Akakpo © DR

Né en 1974 à Aného (Togo), Gustave Akakpo est auteur, illustrateur, plasticien, conteur et comédien. Également animateur culturel, il a été vice-président jusqu'en 2016 de l'association « Escale d'écritures » association créée à la suite de chantiers d'écritures organisés au Togo par l'association Écritures Vagabondes.

Il a été invité à séjourner en Belgique par l'association Promotion Théâtre et en France par la Comédie de Saint-Étienne, Cultures France, le TARMAC de la Villette et la Ville de Paris.
Il est d’ailleurs un artiste associé au TARMAC, la scène internationale francophone, dont il est le coordonnateur du comité de lecture avec lequel il a créé en 2010 à l’occasion du festival « Sautes d’humour », le spectacle « Chiche l’Afrique ».
Il a été boursier Beaumarchais et a participé à plusieurs résidences et chantiers d'écriture au Togo, en France (notamment au Festival International des Francophonies en Limousin et à Tulle) et en Syrie.

Auteur dramatique, Gustave Akakpo écrit également des livres pour la jeunesse. Il a reçu de nombreux prix, notamment en 1999 le prix junior Plumes Togolaises au Festival de Théâtre de la Fraternité, organisé à Lomé, au Togo, le prix SACD de la Dramaturgie francophone pour sa pièce La Mère trop tôt en 2004, le 6e Prix d’écriture théâtrale de Guérande 2006 pour sa pièce À Petites pierres, le prix Sorcières en 2008 pour son roman pour préadolescents Le petit monde merveilleux qui constitue « un appel à une prise de conscience écologique universelle ». Il a reçu enfin en 2008 le prix du festival Primeur à Sarrebruck (en Allemagne), pour sa pièce Habbat Alep, et en 2011 pour À petites pierres.

Ses pièces de théâtre sont éditées essentiellement aux éditions Lansman et jouées au Togo, Mali, Burkina Faso, Bénin, France, Belgique ou en Italie.

Projet. La compagnie Acétés poursuit la mise en place de résidences d'écriture, à travers un projet plus large nommé « La Fabrique Francophone » : ce lieu implanté au cœur de la Cité permettra d'accueillir des résidences d'écriture, des résidences de création, de la pratique théâtrale, des projets d'EAC, des réalisations de pièces radiophoniques, un studio numérique, un centre de ressources, de la formation professionnelle...
La compagnie accueille dans ce nouveau contexte Gustave Akakpo afin qu'il puisse se consacrer à son nouveau projet : « Il était une fois les mots et une fois, ils n'étaient pas ».
Il s'agit pour l'auteur de s'immerger, durant cette résidence, dans le quotidien d'une ville et de ses habitants, en travaillant autour des mots qui surgissent, qui apparaissent, qui traversent, qui fuient également...

Stéphane Aucante à La Ferme des lettres (82)

Stéphane Aucante © DR

Stéphane Aucante a d’abord fait carrière dans l’audiovisuel, entre autres en réalisant des courts-métrages et en écrivant pour la télévision.

Au début des années 2000, il entame une carrière en France de directeur de lieux ou d’événements culturels, tout en signant des adaptations et des mises en scène théâtrales et en écrivant quelques chansons pour des spectacles musicaux.

De 2015 à 2018, la direction déléguée de l’Institut français de Naplouse, au nord de la Cisjordanie, est son premier poste à l’étranger, et Naplouse, Palestine : Portraits d’une occupation, paru fin 2018 est son premier livre édité. Avec le même éditeur, Dacres, il vient de publier Palestine by Nights, sorte de miroir de son premier livre. Il a publié fin 2019 Poésons !, recueil de chansons poétiques résolument gay friendly.

Projet. L'auteur souhaite consacrer sa résidence à l'écriture d'un roman consacré à Ferdinand, personnage secondaire de son 1er roman.

Hélène Gaudy à De Pure fiction (46)

Hélène Gaudy © DR

Née en 1979 à Paris, Hélène Gaudy a étudié à l'École nationale supérieure des arts appliqués et des métiers d’art puis à l'École supérieure des arts décoratifs de Strasbourg.

Son activité d'autrice se partage entre projets éditoriaux personnels, collaborations avec des artistes, illustrateurs ou photographes et aventures collectives.
Ses projets mêlent écriture, image et paysage.

Elle publie des livres d’art, des ouvrages pour la jeunesse (albums illustrés et romans chez divers éditeurs : Cambourakis, Rouergue, Gallimard) et des récits et romans pour adultes.

Son 1er roman Vues sur la mer, publié aux Impressions nouvelles en 2006 figurera dans la deuxième sélection du prix Médicis.
Suivront Si rien ne bouge (Le Rouergue, 2009 ; Actes Sud Babel, 2014), Plein hiver (Actes Sud, 2014 & Babel), Une île, une forteresse (Inculte, 2016 & Babel), Grands Lieux (Joca Seria, 2017) et enfin Un monde sans rivage (Actes Sud, 2019 : Prix de la SCAM François Billetdoux, sélections Prix Goncourt, Prix des Deux Magots, Prix Summer, Prix Version Fémina, Prix Joseph Kessel).

Elle fait partie du collectif Inculte et du comité de rédaction de la revue La Moitié du fourbi.

Hélène Gaudy a fait cadeau d’une nouvelle aux librairies du réseau Initiales : son texte, Névés, édité dans le cadre de la collection l’Inédit 2020, était offert en cadeau pendant le mois de décembre 2020.

> Lire l'article « Hélène Gaudy : une écriture, un abri » (ActuaLitté, 12/01/21)

Projet. Hélène Gaudy a engagé un projet d'écriture sur son père et souhaite le poursuivre en résidence. "Ecrire ce livre, c’est aussi faire le récit de ce que l’écriture transforme dans notre relation, quel dialogue elle instaure ou, au contraire, oblitère, quel regard il porte sur mes travaux d’approche, mes tentatives de le connaître autrement et de relier les points pour raconter sa vie. Voir comment s’élabore et se démonte le récit familial, comment chacun peut trouver la liberté de dessiner le sien tout en gardant conscience de l’importance du montage, du fragment, de l’inconstance du souvenir".

Guillaume Lebaudy à La Maison du banquet et des générations (11)

Guillaume Lebaudy © Damien Boukouya

Guillaume Lebaudy est ethnologue, docteur en anthropologie sociale (École des hautes études en sciences sociales) et chercheur associé à l’Institut d’ethnologie méditerranéenne, européenne et comparative (Idemec, Aix-Marseille Université).

Il collabore avec des musées, des écomusées, des espaces protégés (parcs) depuis plus de 20 ans. Ancien journaliste radio, il est également animateur de rencontres littéraires.

Ses travaux s'orientent sur les modes de patrimonialisation du monde rural, la relation hommes-animaux, la dimension sonore du pastoralisme et l'expression graphique des bergers.
Il est l’auteur de plusieurs publications scientifiques sur les cultures pastorales et sur la transhumance dont un Abécédaire (un peu vache) des alpages (Glénat, 2021). Conseiller scientifique de la revue L'Alpe (Glénat / Musée dauphinois) dans laquelle il écrit des articles et des chroniques littéraires, il dirige également « Hors les drailles » une collection des éditions Cardère où sont publiés des ouvrages qui offrent une voix originale au monde du pastoralisme.

Projet. Guillaume Lebaudy sera en résidence afin de travailler autour du thème : Se déplacer. Son projet est de créer un récit choral, de ces vies de simples bergers issus du « monde des vaincus » (selon l’expression de l’écrivain Nuto Revelli) du Piémont frontalier.

Régis Lejonc à Sarrant avec l'association Lires (32)

Régis Lejonc © DR

Né en 1967, installé à Bordeaux, Régis Lejonc est considéré comme l’un des meilleurs illustrateurs de sa génération. Plus de 80 albums à son actif et de nombreuses fois récompensés (Prix sorcières, Tam-Tam ou Baobab, Grand Prix de l’illustration, etc…)
Deux de ses ouvrages illustrés font partie de la « Bibliothèque idéale » du Centre national de la littérature pour la jeunesse (BnF).
Auteur, pastelliste, graphiste, directeur artistique, il apprécie autant l’influence de l’Art nouveau, des grands peintres impressionnistes, que celle du kawaï japonais. Sélectionné en 2017 pour la prestigieuse Biennale de l’illustration de Bratislava avec l’album somptueux Tu seras ma princesse, chez Sarbacane.
Régis Lejonc a été directeur de collections aux éditions L'Édune et a dirigé la  Collection « Zig Zag » aux éditions du Rouergue entre 2002 et 2004.

Projet. Régis Lejonc va adapter le texte Comme le sifflet d’un merle de Philippe Crône sous une forme narrative hybride. Travail au feutre - style ligne claire. Parution chez l’éditeur « La librairie des territoires ».  
Il connaît les acteurs du territoire et souhaite être au cœur de plusieurs projets culturels programmés en 2021.

Jean-Baptiste Maudet à La Maison des écritures de Lombez (32)

Jean-Baptiste Maudet © Grisoni

Jean-Baptiste Maudet né en 1976 est docteur et chercheur en géographie et enseigne à l’Université de Pau. Il a publié un premier roman aux éditions du Passage en janvier 2019 Matador Yankee, récompensé par le Prix Orange du Livre, puis Des humains sur fond blanc, début 2020 chez le même éditeur.
 
Projet. Il a été sollicité par la Maison des Écritures de Lombez qui l’accompagne dans sa prise de risques. Il s’agit d’un projet ambitieux et d’une longue année de travail qu’il espère ne pas vivre trop comme une « traversée  en solitaire ».
Cette résidence est une expérience très riche pour lui.
Après des décors en Amérique latine et dans le grand Nord, il imagine travailler un prochain roman d’aventures prenant corps dans les réalités contemporaines françaises.

Laurence Nobécourt à De Pure fiction (46)

Laurence Nobécourt © DR

Laurence Nobécourt est née à Paris en 1968 où elle commence à écrire dès l’enfance. Son premier livre La Démangeaison paraît en 1994 aux éditions Sortilèges sous le nom de Lorette Nobécourt. Elle publie par la suite romans, récits, poésie, théâtre, d’abord sous le nom de Lorette Nobécourt puis, depuis 2016, sous sa véritable identité.
Elle quitte Paris en 2007 pour la Drôme où elle transmet désormais, à travers ses ateliers d’écriture « La Voie du Verbe », sa passion de la vérité et du verbe.
 
Projet. Beaucoup d’événements ont eu lieu dans la vie de Laurence Nobécourt ces cinq dernières années, des événements qui l’ont profondément transformée et lui ont ouvert le champ d’un nouveau royaume. D’une certaine manière, la résidence à la Maison de Pure Fiction symbolise l’entrée dans celui-ci. Car, pour la première fois, depuis des années, elle s’autorise un temps entièrement consacré à la littérature qui reste et demeure son pays adoré. Un temps loin des siens, où elle achèvera un manuscrit en cours depuis dix ans. Comme si, en finalisant ce livre, au mi-temps de sa vie, elle pouvait doucement refermer la porte sur un passé qui a été marqué par une certaine souffrance et une quête désespérée de lumière ; et entrer ainsi pleinement dans le rayonnement de son nom.

Nicolas Rey avec l'association Les avocats du Diable (30)

Nicolas Rey © DR

Nicolas Rey publie son premier roman Treize minutes aux éditions Au diable vauvert en 1998. Deux ans plus tard paraît son deuxième livre : Mémoire courte, couronné par le Prix de Flore.
Il poursuit sa carrière d’écrivain en publiant plusieurs autres romans dont 6 aux éditions Au viable vauvert : Un début prometteur, Courir à trente ans, Un léger passage à vide, L’amour est déclaré, Les enfants qui mentent n’iront pas au paradis. Son dernier roman Dos au mur paraît en 2018.

Il anime en parallèle des chroniques dans différentes émissions, notamment sur France Inter. Il crée avec Mathieu Saïkaly le duo « Les Garçons Manqués » qui se produit depuis 2015 à la Maison de la Poésie à Paris et dans toute la France en 2018 pour un nouveau spectacle.

Il a également coécrit un court-métrage avec Emma Luchini : La femme de Rio, qui reçoit plusieurs prix dont le César du meilleur court-métrage. Ils renouvellent l’expérience avec l’adaptation au cinéma du roman Un début prometteur (2015).

Projet. Nicolas Rey se consacrera à l'écriture du roman Crédit illimité, projet à paraître aux éditions Au diable vauvert en 2022.
Un roman sur une relation père-fils dysfonctionnelle comportant une dimension sociale forte. Le sujet traité demande un important travail d’investigation (interviews, lectures de diverses sources techniques en matière d’agriculture, d’économie, de finance, mais aussi de management). L’auteur souhaite se retirer un temps pour écrire.

Olivier Rolin au Belvédère du rayon-vert (66)

Olivier Rolin © Francesca Mantovani / Gallimard

Né en 1947, Olivier Rolin est un auteur largement traduit. Son œuvre interroge l'histoire et les utopies. Elle est constituée d'une vingtaine de romans très remarqués dont au Seuil L'Invention du monde (1993), Port-Soudan (1994, prix Femina), Tigre en papier (2002, prix France Culture), Un chasseur de Lion (2008), Le météorologue (2014, Prix du style), etc. Il a publié également chez Verdier, La Langue suivi de Mal placé, déplacé (2000) ou encore Veracruz (2016). Son dernier livre Extérieur monde, paraît aux éditions Gallimard en 2019.

Il est également l'auteur d'essais dont Bric et broc (éditions Verdier, 2011), de récits de voyage et de nombreux reportages, notamment en Amérique du Sud.
Il a lancé à Saint-Pétersbourg en octobre 2009, le projet "Aimer la littérature" avec le soutien de l'Institut Français de Saint-Pétersbourg. Il a publié chez Delpire en 2017 avec le photographe Vincent Perez Un voyage en Russie après quatre voyages ensemble aux quatre points cardinaux de la Russie.

Il reçoit en 2010 le Grand Prix de littérature Paul-Morand de l'Académie française pour l'ensemble de son œuvre. Ses œuvres complètes ont été publiées en deux volumes en 2011 et 2012 sous le titre générique Circus. Un important dossier lui a été consacré à l'été 2017 par la revue Europe.

Projet. Olivier Rolin consacrera son projet d'écriture à l'idée de frontière. Le projet littéraire est celui d’une résidence duelle transfrontalière,

un écrivain espagnol étant simultanément en résidence à Portbou.


Le projet éditorial est de publier en vis à vis les deux textes à la fois en français et en espagnol.

Caroline Sagot-Duvauroux à La Boutique d'écriture & co (34)

Caroline Sagot-Duvauroux © DR 

Après des études de lettres, de théâtre et d’art plastique, Caroline Sagot-Duvauroux exerce le métier de comédienne pendant plusieurs années puis se consacre à la peinture et à la poésie.
Elle propose de nombreuses expositions personnelles et collectives en France,  Allemagne, Suisse, Belgique, Autriche et Italie.
Elle collabore à des revues, réalise des livres d’artiste, des estampes. Elle est l’auteur de nombreux livres principalement édités chez les éditions José Corti et les éditions Les ennemis de Paterne Berrichon.
Elle vit à Crest dans la Drôme où elle s’occupe d’un marché annuel des petits éditeurs.


Projet. « Caroline Sagot-Duvauroux ne sera pas une inconnue pour les participants de la Boutique d’écriture : lecture, rencontres, débats, au fil des ans nos chemins ont toujours été proches. Ce projet de résidence a mûri lentement. C’est maintenant le moment.
Lorsqu'on ne comprend plus rien. Lorsque l'horizon est bouché par les "nuages de mots". Lorsque les "éléments de langage" combinent et recombinent à l'infini sens, non sens et contresens dans le kaléidoscope des discours, alors, nous avons besoin des poètes pour pouvoir articuler ce qui nous arrive.
Nous explorerons donc la grammaire et la syntaxe comme des arts politiques, voire comme des sports de combat, mais aussi l’alternance peinture écriture comme un seul acte de langage et chercherons, obstinément, comment, à notre époque, l’altérité peut s’inscrire sans se réduire à une galerie d’images ». Line Colson

Elise Thiébaut avec l'association Les avocats du Diable (30)

Elise Thiébaut © Pauline Rousseau

Née en 1962 à Marseille, Elise Thiébaut a travaillé comme journaliste, secrétaire de rédaction et correctrice dans la presse, pour des collectivités locales et pour des agences de communication d’intérêt général. Elle a fait de la signalétique pour des musées et créé des scénarios de feux d’artifices et de spectacles de rues. Elle a également enseigné pendant dix ans en tant que professeure invitée à la Haute école d’art et de design de Genève (2006-2016).

Après un recueil de nouvelles, Le Guide pratique de l’apocalypse ainsi que plusieurs ouvrages pour la jeunesse, elle a publié en 2017 Ceci est mon sang, petite histoire des règles, de celles qui les ont et de ceux qui les font (La Découverte), traduit dans sept pays, puis Les Règles, quelle aventure, livre illustré par Mirion Malle, à destination des ados, traduit également en plusieurs langues et enfin Les Fantômes de l’Internationale avec le dessinateur Edmond Baudoin (les deux à La Ville brûle).
En septembre 2019 elle a fait paraître Mes Ancêtres les Gauloises, une autobiographie de la France (La Découverte). Son monologue, Tout sur le rouge, publié aux éditions Des Femmes - Antoinette Fouque a été joué par Aline Stinus et mis en scène par Caroline Sahuquet au théâtre de la Manufacture des Abbesses en novembre 2019.

Lauréate du prix Hemingway en 2020 pour sa nouvelle Un toro dans la reine (Au diable vauvert), elle a écrit un roman sur la vie de la pionnière de l’écoféministe Françoise d’Eaubonne, L’Amazone verte (Charleston, mars 2021).

Projet. Elise Thiébaut s’attelle à l'écriture de son prochain ouvrage Game ovaire - La première règle de la ménopause, c’est qu’il n’y en a plus. Après Ceci est mon sang, cet essai se penche sur le moment de la vie qui suit les menstruations en menant l’enquête sur un sujet qui, tout comme les règles, mérite d’être abordé d’un point de vue politique.