Où sont les personnes minorisées en littérature jeunesse ?
avec Sarah Ghelam, chercheuse et directrice de collection « J’aimerais t’y voir » (On ne compte pas pour du beurre)
On étudie les représentations mises à disposition des enfants lecteur·ice·s depuis la seconde vague féministe. Quels sont les stéréotypes véhiculés, bien sûr, mais aussi quels sont les rôles as signés, d’abord aux personnages masculins ou féminins, puis aux personnages blancs ou non blancs et, enfin, aux personnages LGBTQI+ ?
Face aux différentes initiatives éditoriales engagées, on pourrait s’imaginer que la lutte pour une meilleure représentativité serait gagnée. De fait, on observe bel et bien une nette augmentation des livres jeunesse avec des personnages minorisés. Mais, derrière cette forêt de nouvelles représentations, se cachent encore et toujours des logiques de surreprésentation et d’invisibilisation tenaces. Que ce soit du côté des petites maisons d’édition indé pendantes ou des marques éditoriales des grands groupes commerciaux, on continue de surexposer les enfants lecteur·rice·s à certaines représentations normatives, pendant que certaines voix, certaines expériences continuent de manquer à l’appel.