VINCENT MARIE-PASCALE

marie-pascale.vincent [at] wanadoo.fr
23 rue Armand Jullie
48400 Florac Trois Rivières
Activité(s)
Ecrivain
Genre(s)
Sciences humaines
Littérature
Culture régionale
Animations(s)
Rencontres
Biographie :
Née en 1969 en Ardèche, j’ai toujours été attirée par l’univers des livres et du théâtre, au cœur de mes études universitaires. Après avoir travaillé à Lyon puis Strasbourg avec de petites compagnies de théâtre, je fis le choix de revenir vivre en Ardèche, animant des ateliers-théâtre pour enfants. Je devins correspondante pour le Dauphiné libéré, puis très vite, pigiste pour la presse agricole.
Depuis 1999, titulaire d’une carte de presse, je vis et travaille en Cévennes lozériennes. Journaliste/pigiste pour la presse régionale, écrivain et photographe, je suis mère de trois enfants.
En 2004, sollicitée par Jean-Michel Cosson, directeur de collection chez De Borée, je me lance dans l’aventure des "Grandes affaires criminelles de Lozère", débutant dans le monde du livre, contrat à l’appui. "Les grandes affaires criminelles d’Ardèche" en 2009, "Les mystères de Lozère" en 2010, davantage que les thèmes abordés, c’est la passion d’écrire, d’effectuer des recherches dans la poussière des archives qui m’animent. Depuis 2009, je participe à un atelier d’écriture, Les ateliers du déluge, à Florac, avec Marlen Sauvage. Le champ de mes écrits commence à s’ouvrir, la création frappe désormais à ma porte. Brodant désormais en toute liberté sur un thème imposé, "Les mystères du Gard" en cours de rédaction, participent à ce cheminement.
Les deux pieds encrés dans le terroir, l’âme nomade, j’ai également publié chez L’Harmattan, une série de reportages intitulée "Femmes du Burkina".
Bibliographie non exhaustive :
Paroles de Tunisiennes : le mur de la peur est tombé !, éd. L’Harmattan, 2013 (essai). Les Mystères du Gard : histoires insolites, étranges, criminelles et extraordinaires, éd. de Borée, 2013 (essai). Paroles de Tunisiennes, le mur de la peur est tombé !, éd. L’Harmattan, 2013 (essai). Femmes du Burkina, éd. L’Harmattan, 2012 (essai). Les grandes affaires criminelles de Lozère, éd. de Borée, 2006, rééd. 2008 (policier).
Extrait :
Et puis, il y avait eu ce dimanche où le fauteuil était resté vide. Patrice Filochet devait avoir onze ou douze ans, il ne savait plus très bien. Il se rappelait seulement du fauteuil vide et du menu que la mère avait servi ce jour-là. Quant il pense encore aujourd’hui, le goût des pâtes à la sauce tomate, la sauce-tomate surtout, lui revient à la bouche. Les quatre garçons et la mère étaient passés à table sans le père. Les quatre garçons avaient englouti en silence le plat de spaghetti. La mère, elle, n’avait rien pu avaler. C’était Thomas le plus jeune qui, au moment du dessert, du fromage blanc battu à la confiture de groseilles confectionnée avec les fruits du jardin, avait fini par poser la question.
La mère avait d’abord répondu que le père ne tarderait pas à les rejoindre. Puis elle s’était levée, avait décroché le torchon à carreau au-dessus de l’évier. Le torchon était sale. Elle l’avait soigneusement plié et rangé dans le tiroir du buffet où elle tenait les torchons propres.
Elle avait alors éclaté en sanglot et quitté précipitamment la pièce, gagnant sans doute sa chambre à l’étage. À Patrice Filochet tout comme à ses frères, on avait fini par raconter que leur père était mort, mort dans un bête accident de voiture et qu’ils ne le reverraient jamais.
Localisation

44.32538, 3.59262