IBANES JACQUES

jacques.ibanes [at] orange.fr
11100 Narbonne
Activité(s)
Ecrivain
Genre(s)
Poésie, théâtre
Littérature
Arts
Animations(s)
Rencontres
Lecture
Conférences
Biographie :
Auteur, Jacques Ibanès est également chanteur-diseur, conférencier et chroniqueur littéraire de la revue en ligne "Texture". Il dirige la structure associative d’édition "éditions du jais". Il a reçu le Grand Prix de la Ville de Bergerac 2015 pour l’ensemble de son œuvre.
Bibliographie non exhaustive :
Victor Hugo n’a pas vu la Sainte-Victoire, éd. Fauves, 2018 (roman). L’Année d’Apollinaire, éd. Fauves, 2016 (récit). Dix ans avec Tolstoï : les souvenirs de son secrétaire français avec des lettres inédites de Léon Tolstoï, de Victor Lebrun, édition établie, annotée et présentée par Jacques Ibanès, éd. Le Cherche-Midi, 2015 (biographie). Pour te nommer, éd. Les Amis de la Poésie, 2015 (poésie). Je t’écris de Narbonne, éd. du Mont, 2012 (récit). Instants bretons, illustrations Mona Stockhausen, éd. Mille poètes en Méditerranée, 2012 (poésie). Le voyage à Manosque, éd. Pimientos, 2011 (récit). Territoires fugaces, éd. Les Amis de la Poésie, 2009 (poésie). Pour quelle flibuste, éd. Les Amis de la Poésie, 2007 (poésie). Amande amie, éd. Les Amis de la Poésie, 2005 (poésie). Abricot, éd. Les Amis de la Poésie, 2002 (poésie). Les chants du monde de Giono, collectif, éd. MJC Luc s/Orbieu, 1987 (essai).
Extrait inédit :
Monsieur Hugo est parti en voyage le 31 août. Il a bien mérité des vacances. Le mois précédent, il avait pesé de tout son poids pour faire gracier Barbès par le roi Louis Philippe. Puis il s’était lancé dans l’écriture d’un nouveau drame, Les jumeaux, et maintenant, il a décidé de souffler un peu.
Enfin, façon de parler. Monsieur Hugo n’a pas besoin de souffler car il ne s’essouffle jamais. Il est increvable. Une vraie nature. Un peu comme monsieur de Balzac : un bourreau de travail et une bête de sexe. C’est qu’il aime griffonner le papier d’une façon presque maladive et pour la femme il ne craint pas d’avouer qu’il l’aime « avec ce que le diable y ajoute ».
Bref, même en vacances, il est toujours en action : il visite, il écrit, il dessine, il entre en contact avec l’indigène et il honore madame Drouet. Il consigne presque tout ce qu’il fait dans des carnets, des albums, sur des bouts de papier et il écrit des lettres aussi. Le temps ne lui échappe pas, il en saisit chaque étincelle. Et il note toutes ses dépenses : outre les frais qu’on qualifierait aujourd’hui de déplacement : repas, coucher, transport, barbe, pourboires, il comptabilise l’achat d’une clef de montre, d’un bâton ferré, d’une bouteille d’eau de Cologne, de flèches de la bataille de Marignan, d’une paire de souliers etc.
Cependant, il ne parle jamais de madame Drouet. Sans doute pour ne pas incommoder sa légitime (bien qu’elle soit au courant) si elle venait à jeter un œil dans ses paperasses. Durant ce voyage, Juliette est constamment à ses côtés. Elle a accepté depuis longtemps son statut d’invisible.
Localisation

43.1495, 3.0337