Activité(s)
Ecrivain
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Poésie, théâtre
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Biographie : 

 

Né en 1974 en Isère, Fabien Marquet vit actuellement dans les Pyrénées-Orientales.

 

Après avoir exercé des petits boulots, il reprend ses études en lettres modernes à l’université de Perpignan. Il touche à l’enseignement, puis se consacre au théâtre et à l’écriture. Il entre dans la compagnie du Quintet Plus dirigée par Nicole Costa, découvre en 2014 le festival d’Avignon où il présente La Lune des Pauvres de Jean-Pierre Siméon et On ne prévient pas les grenouilles quand on assèche les marais, plaidoyer contre le nucléaire, tiré de La supplication, chronique d’un monde après l’apocalypse de Svetlena Alexievitch et de Fukushima, récit d’un désastre de Michaël Ferrier. Ce spectacle reçoit le prix Tournesol du spectacle engagé.

 

Parallèlement paraissent aux éditions unicité trois recueils.

 

Fabien Marquet a par ailleurs publié en revues : Europe (n° 996, avril 2012), Les Cahiers du Sens (n° 27-2017), À l’index (n° 27-2017), Verso (n° 180), Poésie/Première (n° 78, mars 2021), Écrit(s) du Nord (n°41-42), Voix 7 (automne 2022), Cahiers de l’Université de Perpignan (n° 41, article universitaire : « L’impasse dans la poésie moderne »).

 

Il se forme en 2021 au métier de correcteur.

 

Bibliographie non exhaustive :

 

Comme une rose sur un fil, éd. Unicité, 2025 (poésie).
Le Poète anonyme (Poèmes de la dernière modernité), éd. Unicité, 2022 (poésie). 
Tenere, éd. Unicité, 2020 (poésie). 
La Main sur l’essieu, éd. Encres vives, 2017 (poésie). 
Par la fenêtre je me suis fait feuillage, éd. Unicité, 2017, éd. Marie Delarbre, 2024 (poésie). 
Cent noms d’oiseaux que je n’ai pas appris, éd. Encres vives, 2015 (poésie).

 

Extrait :

 
 

Car je ne peux ce soir

 

me souvenir qu’à peine

 

mon val d’Ainan la nuit le chèvrefeuille en fleur

 

et sur le pont où je lisais Homère

 

fier

 

devant les passants

 

comme un propriétaire

 

au milieu de ses terres

 
 

Mais rien ce soir qu’une seconde à peine

 

et la nuit folie douce

 

a replié son aile

 

et laisse échapper en un seul battement

 

parfum de chèvrefeuille

 

et petit pont de pierre

 

d’où remonte d’hier d’où remonte d’ailleurs

 

une note ou deux

 

c’est bien peu

 

Et s’ouvrir

 

la porte ne peut j’ai bien peur

 

sans chasser pour de bon

 

ce qui reste d’hier

 

les parfums comme les vers

 

ne tiendront qu’un moment

 

que la main sur le front

 

on demande déjà on demande déjà

 

de quoi est-il question

 

Oh mon val et mon petit ruisseau

 

comme un oiseau

 

s’est échappé de ma mémoire

 

et n’ira pas plus loin

 
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