[RÉSIDENCE] Christine Guinard à la Ferme des Lettres

Juin 2022.

Publié le 09/06/2022

Résidence de Christine Guinard à la Ferme des Lettres en juin 2022.

Christine GUINARD

Christine Guinard est professeur de lettres classiques, elle enseigne le français, le FLE et les langues anciennes à l’Ecole européenne de Bruxelles. Elle a présenté et traduit du catalan le Journal d’un réfugié catalan, de Roc d’Almenara, aux éditions Mare Nostrum et publie ses poèmes dans diverses revues littéraires comme Tapages, La Femelle du requin, Thauma, Poésie première, Triages, Contre-jour, Nunc, etc.

Elle a publié notamment :

  • Si je pars comme un feu, l'Arbre à paroles, 2016
  • En Surface, Eléments de langage, 2017
  • Des Corps transitoires, Mémoire vivante, 2017
  • Il y a un soir, il y a un matin, "Ce qui reste", 2017, avec les photographies de Aurore Claverie
  • L'Instant fugace, Jacques Flament, 2018 (participation au recueil)
  • Sténopé, éditions Unicité, 2019
  • Time Lapse, Textes et photographie, éditions Corridor Eléphant, 2018
  • Autour de B., éditions Unicité, 2021, avec les photographies de France Dubois
  • La Chambre d’échos, éditions du Croquant, 2021, ouvrage collectif.

PROJET : RÉSIDENCE DE CRÉATION

« Pour cette résidence dans le Tarn-et-Garonne, j’aurai deux centres d’intérêt : le premier serait de travailler à un recueil poétique, le second de développer mes vidéopoèmes, d’autant que je pourrai travailler en pleine nature. Idéalement, je souhaite parvenir à relier ces deux pôles entre eux.

Le recueil

J'ai actuellement le projet de travailler sur la porosité entre les langues qui travaillent pour moi/en moi et nourrissent le français qui est ma langue habituelle d’expression. Plus précisément, sur le pas chassé qui s’opère du français - qui demeure la matrice - vers ces deux langues et retour : ces deux langues structurantes étant le catalan et l’espagnol, langues familiales et intuitives, évidentes, parfois (mais de façon minoritaire je crois) plus près de l’émotion (de la sensation, de la perception ?) que le français.
Il s’agit d’explorer à partir du français quel déplacement s’opère vers une langue soeur, ce qui y émerge, se dit en revenant au français, en proposant toujours un pilier en français, parfois en laissant l’autre langue s’exprimer d’elle-même sur un temps très court (traduction page d’après) entre deux strophes en français.
Travailler ainsi sur traduire et ce qui s’y déploie ou s’y perd, traduire simplement parce que l’expression de la pensée accepte de se laisser porter par le français mais aussi l’une des deux langues intimes et intuitives, catalan ou espagnol.
Travailler sur ce qui se dit du poétique, ainsi traversé par la mutation parfois infime du langage entre les langues, comme il l’est par la musique, observer tout en l’expérimentant le chemin du poème, ou d’un poème à l’autre ; le point de vue sur le monde se déplace aussi, ou plutôt le point d’accroche.
Explorer ce qui émerge alors (et qui se pourrait éminemment poétique) d’un ensemble textuel oscillant, bruissant, sans doute vivant.

Les vidéopoèmes

Voici les liens vers divers vidéopoèmes créés lors du confinement en grande partie, donc souvent réduits en termes d’images aux possibilités du moment. Des vidéopoèmes artisanaux, assez courts pour des raisons de capacité du système.
J’aimerais déployer ce travail en ayant la possibilité de marcher dans la nature et de réfléchir à la question de la transposition des traces, de la mémoire, dans le paysage.
Je travaille sur ces vidéopoèmes en captant des images, en écrivant des texte courts, parfois en montant l’un avec l’autre en faisant le choix des images après coup, comme dans une banque d’images ; parfois en tentant de capter ce que le texte me conduit à voir.

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