Auteurs et autrices en résidence cet automne

Retrouvez les projets des lauréats et lauréates de nos bourses de résidence

Publié le 07/10/2022

Occitanie Livre & Lecture, sensible au phénomène des résidences d'auteurs, renouvelle et renforce ses bourses de résidence en faveur d’auteurs et d’autrices vivant hors de la région et venant en résidence dans les lieux recensés du territoire. Les binômes auteurs-lieux de résidence déjà constitués autour d’un projet déposent leurs demandes en janvier pour toute l’année. 16 bourses ont été attribuées en 2022.

>> Retrouvez les portraits de nos lauréates et lauréats

Cet automne, 6 auteurs lauréats sont accueillis en résidence en Occitanie.


En octobre :

Christian Garcin à Cerbère au Belvédère du Rayon Vert (66)

Projet : résidence duelle transfrontalière.

Son projet d'écriture s'inscrit dans le cadre de la résidence duelle et transfrontalière où il succédera à Olivier Rolin. Une romancière espagnole succédera à José Manuel Fajardo à Portbou en concomittance avec cette résidence à Cerbère.

« Cette résidence suppose l'engagement des Éditions Verdier qui, outre leur assise régionale, ont développé une collection de littérature espagnole contemporaine et appliquent également le principe de résidences partagées dans le cadre de l'abbaye de Lagrasse.
Deux écrivains (hommes et/ou femmes) de part et d'autre de la frontière écrivent simultanément sur la thématique de la frontière.
Celui ou celle qui écrit à Cerbère le fait en français, l'autre à Portbou le fait en espagnol ou en catalan.
Les deux auteurs ne se connaissent pas, mais chacun sait que l'autre écrit en même temps.
Avant même la résidence une rencontre entre les deux écrivains peut être envisagée. Elle peut être pertinente sur le plan littéraire (d’après l’éditeur), mais cela ne peut en rien préjuger d’une hypothétique influence qu'elle aurait sur leur texte. On peut tout autant imaginer que les deux résidents s'ignoreront parfaitement ou, qu'au contraire, ils chercheront, sinon à se confronter, au moins à se croiser.
En quoi cette commande simultanée peut-elle jouer sur les deux écritures ? Peut-elle même en devenir le thème ? Peut-elle n'inspirer que l'un des deux résidents ?
Jusqu'à quel point cette expérience peut-elle devenir une aventure ?
Outre le talent révélé par les deux écritures, l'intérêt du lecteur doit aussi pouvoir être nourri tant par ce qui rapprochera les deux textes que par ce qui les laissera tout à fait imperméables l'un à l'autre.
Une édition bilingue en sera la sanction, chaque texte étant publié en vis-à-vis dans l'une et l'autre langues. Cette double résidence sollicitera également un mécénat transfrontalier qui sera ainsi associé à l'édition et à la diffusion de l'œuvre ». Patrick Viret

Christian Garcin © Hervé Thouroude

Du 24 septembre
au 24 octobre

Géraldine Alibeu à Montpellier à la Boutique d'Écriture & co (34)

Projet : résidence de création et de médiation culturelle.

« Dans les albums de Géraldine Alibeu nous avons trouvé des espaces à parcourir, des énigmes à relever sans que jamais notre chemin n’ait été tout tracé : l’œil se déplace, balaie, accommode, converge, poursuit. Le sens n’est pas donné.
Géraldine Alibeu nous fait éthologues : Les personnages, qu’ils soient ours, enfants, oiseau, bête ou aventurière, sont tous extrêmement présents à eux-mêmes comme au monde dans lequel ils évoluent, se comportent et nous entraînent à leur suite en toute discrétion. Car c’est bien une discrétion du regard que Géraldine Alibeu propose au lecteur : une mise à distance, à l’instar de certains films de Maurice Pialat qui demandent à ce qu’on tende l’oreille car la caméra est posée au loin. Ici on tend l’œil, on ne fixe pas, on assiste à la vie, on l’accueille, la devine. Pas de didactisme, pas de voyeurisme.

Dans le cadre de cette résidence, nous nous appuierons sur différents ouvrages de Géraldine Alibeu pour investiguer avec les enfants leurs pratiques et imaginaires. Le programme imaginé pour cette résidence cherchera à explorer sous différentes approches comment se déploie l’imaginaire dans « l’intervalle-chrysalide », situé entre écriture et illustration ». Line Colson

« Toute vie, et pas seulement la vie végétative, émerge de l’obscurité, et si forte soit sa tendance naturelle à chercher la pleine lumière, a néanmoins besoin de la sécurité de l’obscurité pour parvenir à maturité. » Hannah Arendt

Géraldine Alibeu © DR

En octobre

En novembre :

Elsa Abderhamani et Julia Burtin Zortea à Mosset à l'Atelier Autonome du Livre (66)

Projet commun : résidences de création.

Julia Burtin Zortea et Elsa Abderhamani seront toutes les deux en résidence et travailleront ensemble Les sirènes de l’interprétation, variation genrée d’un grand classique, publiée dans Panthère Première puis dans Glad !

Manifestant un réel intérêt pour les littératures graphiques, toutes deux souhaitent continuer un travail autour de la traduction genrée d’œuvres littéraires et le réaliser en bande-dessinée.

Du 31 octobre au 30 novembre

Elsa Abderhamani © DR

 

Julia Burtin Zortea © DR

Karelle Ménine à Toulouse au Vent des signes (31)

Projet : résidence de compagnonnage et d'expérimentation.

Cette artiste a rencontré un vif succès lors de son passage à Toulouse dans le cadre de la Journée d’étude « Faire vivre le livre autrement !» organisée par Occitanie Livre & Lecture le 15 novembre 2021
Voir ici une vidéo et un article sur son œuvre  et ses projets :
https://www.occitanielivre.fr/karelle-menine

Objectifs : Examiner la relation entre la littérature et l’espace public.

- Travailler la présence de textes littéraires dans des lieux publics, dans différents espaces que la communauté est appelée à partager (et ceci dans plusieurs communes de l’agglomération).
- Recenser et analyser des textes littéraires auxquels on accorde souvent peu d’importance, sur des murs, des trottoirs, des vitres… S’interroger sur le statut souvent ambigu de ces textes et sur la relation qu’ils entretiennent avec les lieux où ils se trouvent.
- Rencontrer des artistes qui ont recours à des matériaux textuels et « sortent » leurs œuvres dans la rue, réfléchir aux divers supports qui modifient les habitudes de lecture.
- Rencontrer le public et mesurer sa perception, ses envies, ses émotions.
- Imaginer des formes de création singulières dans la ville.

Karelle Ménine © André Delvigne

Du 6 novembre
au 18 décembre

Yann Apperry à Calvignac à la Maison De Pure Fiction (46)

Projet : résidence de création.
Ecriture d’un roman à paraître

« Ce que j'espère trouver à la maison De Pure Fiction. Tout simplement, et luxueusement, des journées amples, des plages de temps ininterrompues, dans cette maison magnifique et son magnifique jardin, pour écrire et pour me remplir des parfums, du silence, du vent. Pour pouvoir avancer dans l’écriture de mon texte, dans ce désir de plus en plus grand (éperdu...) de tranquillité et de contemplation. Et pour, aux moments dédiés, et à certaines heures bien sûr du quotidien, rencontrer, partager. Avant l’an prochain, la sortie d’un roman jeunesse (chez PKJ), suivie, je l’espère de celle de Nomen Omen, peut-être en fin d’année, ou en 2024. C’est avec ce roman jeunesse écrit il y a deux ans (complètement achevé en avril) que j’ai retrouvé le chemin. Et jamais je n’ai éprouvé une telle nécessité de créer, et de pouvoir m’y consacrer totalement ».  Yan Apperry

Yann Apperry © Brigitte Bouillot

Du 14 novembre
au 12 décembre