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Les vendredis de l'édition : Lamaindonne

Huit médiathèques départementales d'Occitanie s'associent pour vous faire découvrir huit éditeurs indépendants de la région, un vendredi par mois, de 11h à 12h, en visioconférence.
Le 22 octobre, la médiathèque départementale de l'Aveyron vous propose un focus sur l'édition de livres de photos avec les éditions Lamaindonne et Sun/sun.

Publié le 15/09/2021
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Dans la famille des 700… je demande les livres de photos !
Les livres d’art et plus spécifiquement les livres qui mettent en avant les artistes photographes sont rarement visibles en bibliothèques. En Occitanie, nous avons la chance d’avoir deux maisons d’édition (Lamaindonne et Sun | Sun) qui développent des lignes éditoriales singulières et un propos sur l’importance de l’écriture photographique. Profitons-en !  Et découvrons leurs livres et leurs goûts du partage pour nous questionner sur la place de ces livres dans les bibliothèques et leur médiation auprès de nos publics.

Isabelle Hochart, chargée de l’action culturelle, Médiathèque départementale de l'Aveyron.

Quelques questions à David Fourré, éditeur de Lamaindonne

Pourquoi êtes-vous devenu éditeur ?

David Fourré : Je travaille dans l’édition depuis plus de 25 ans. Aux éditions du Rouergue, avec Olivier Douzou (albums jeunesse), pour d’autres éditeurs, comme Flammarion, Minerva, La Martinière… Mais à l’approche de mes 40 ans, l’envie de créer ma propre structure me titillait. L’occasion d’une rencontre avec un photographe de l’Aveyron a été le déclencheur. Dix ans après, le catalogue est encore jeune et ne comporte qu’une vingtaine de livres mais Lamaindonne est aujourd’hui une maison reconnue dans le secteur des livres de photographie d’auteur.

Quel serait le livre que vous avez édité et qui a tout changé pour vous ?

DF : Il y en a deux. Tôt un dimanche matin du photographe aveyronnais Julien Coquentin. Le livre a été un succès immédiat (il a été réimprimé 4 fois) et a eu beaucoup de presse (Libération, les Inrocks). C‘est lui qui a donné une véritable visibilité à la maison.  Et Volta, de Gabrielle Duplantier, qui nous a “échappé” et a marqué beaucoup de professionnels de la photographie. Ces auteurs continuent à publier aux éditions lamaindonne. Il y a une véritable fidélité entre les auteurs et l’éditeur.

Quel message souhaitez-vous défendre ?

DF : C’est sans doute celui de l’écriture photographique. Le livre de photographie d’auteur a vraiment ceci de particulier et d’unique, c’est qu’il peut se situer à la lisière de la littérature et du livre d’art. En choisissant certaines images plutôt que d’autres, en les ordonnant dans un livre, en les mettant en page de telle ou telle façon, on raconte une histoire particulière (un autre éditeur aurait réaliser un livre différent). Il y a une écriture dans un livre de photographies, des éléments qui reviennent régulièrement, des ruptures dans le rythme de la narration, des rimes plastiques. C’est une véritable grammaire qui se met en place, loin du simple catalogue. Au final, disons que le photographe est un écrivain comme tous les autres.

Votre actualité du moment ?

DF : Passenger du grand photographe suédois de Martin Bogren, est le dernier livre publié par Lamaindonne. Un autre livre (Home, titre provisoire), d’Alisa Resnik, photographe russe résidant à Berlin, devrait voir le jour pour le mois de novembre (mois de nombreuses manifestations autour de la photo à Paris). Et puis Lamaindonne et sun/sun ont tous rejoint France PhotoBook, une association qui regroupe 25 éditeurs français de livres photo et qui a entre autres buts, de mieux faire connaître au public et aux professionnels les particularités et la richesse du livre photographique. Mais nous l’évoquerons plus en détail lors de cette rencontre…

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