Signalement de fonds anciens à la Bibliothèque Carré d'Art - Jean Bousquet de Nîmes

Suite à l’Appel à Projet Patrimoine Ecrit 2018, Occitanie Livre & Lecture, avec le soutien du Ministère de la Culture et la ville de Nîmes, a mis en oeuvre une mission de catalogage de manuscrits : les fonds anciens André Fraigneau et Adolphe-Joseph Reinach de la Bibliothèque Carré d'Art - Jean Bousquet de Nîmes.

Publié le 08/02/2019
Nîmes
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Suite à un appel à projet projet patrimoine écrit, les fonds anciens André Fraigneau et Adolphe-Joseph Reinach ont fait l'objet d'une mission de catalogage de manuscrits à la Bibliothèque Carré d'Art - Jean Bousquet de Nîmes.

Fonds André Fraigneau (Nîmes, 1907 - Paris, 1991) 
André Fraigneau est un écrivain de la première moitié du XXe siècle. Ses œuvres principales ont pour nom Val de Grâce (1930), Les Voyageurs transfigurés (1933), L'Irrésistible (1935), Camp-Volant (1937), La Grâce humaine (1938), La Fleur de l'âge (1942). Il est également à l’origine de trois journaux apocryphes, Le Livre de raison d'un roi fou (1947), Journal profane d'un solitaire (1947) et Le Songe de l’Empereur (1952). Après la seconde guerre mondiale, où il a fait partie des écrivains qui se sont rendus à Weimar en 1941, il n’écrit pratiquement plus (hormis des journaux personnels) mais ses ouvrages font l’objet de rééditions et il est considéré comme un maître par le mouvement des « Hussards » (en réaction contre Sartre, et regroupant Roger Nimier, Antonin Blondin, Michel Déon, Jacques Laurent…). Il semble que, sans même avoir repris la plume, André Fraigneau n’ait cessé d’être redécouvert jusqu’en 2005, année où paraissent « Escales d’un Européen », une compilation d’articles écrits par A. Fraigneau sur ses voyages et « C’était hier », compilant également des articles. En effet, l’écrivain est également journaliste, chroniqueur, sur papier et à la radio. Ce fonds ancien comprend notamment les manuscrits des textes littéraires, des émissions de radio, la correspondance avec Michel Déon (active et passive), des documents personnels, des photographies mais aussi de très nombreuses gouaches et dessins témoignant d’une certaine affinité avec les arts graphiques.

Fonds Adolphe Reinach (1887 – 1914)
Adolphe Reinach est un archéologue, helléniste, auteur de nombreux articles et plusieurs essais, fils du député Joseph Reinach et neveu de Salomon et Théodore Reinach, intellectuels renommés eux aussi. Décédé prématurément dans les Ardennes dès le début de la guerre en août 1914, Adolphe Reinach laisse une œuvre considérable malgré son jeune âge, comprenant entre autres : des articles, des essais, des notices pour le Dictionnaire des Antiquités Grecques et Romaines d’Edmond Saglio, des pièces archéologiques issues de ses fouilles et conservées à Lyon, les immenses travaux du recueil Milliet… Après sa mort, sa bibliothèque est donnée par sa femme à la bibliothèque de Nîmes en 1920 (bibliothèque qui lui venait de son père Joseph Reinach) et ses documents sont rassemblés et conservés par Emile Espérandieu, conservateur des musées archéologiques de Nîmes avec lequel il dirigeait la Revue Epigraphique en 1913 – 1914. C’est lui qui les lègue ensuite à la Ville de Nîmes (en l’absence de documentation précise, le cheminement exact des manuscrits n’est pas connu). 

43.838190915249, 4.3561146