[CDI #15] Les Auteurs en lecture n'écrivent pas que sur la Suisse...

Découvrez un échantillon d’œuvres des auteurs présents lors de notre lecture à l'auditorium du musée Fabre, le 19 mai 2019.

Publié le 25/04/2019

Depuis 6 ans, Occitanie Livre & Lecture et l'association Autour des Auteurs (ADA) proposent à des auteurs de la région de lire des extraits de leurs textes en rapport avec le pays invité à la Comédie du livre. Cette année, 7 auteurs nous emmèneront vers la Suisse le dimanche 19 mai à 11h30 dans l'auditorium du Musée Fabre.

Retrouvez une sélection d'ouvrages présents dans notre centre de documentation. 

ALCOVÈRE Raymond, Rien compris au Rock and Roll, Clairdeplume34, 2011.

L’Organisation, un service d’espionnage très ramifié et cloisonné, s’efforce de manipuler la politique internationale au profit de puissants groupes financiers. Il surveille particulièrement les milieux écologistes. Un de leurs agents est chargé d’espionner une jeune chercheuse du CIRAD qui travaille sur les pesticides dans l’alimentation. Elle se doute de quelque chose et grâce à un hacker de génie, ce qu’elle découvrira dépassera de beaucoup ses craintes. Manipulations, revirements, course-poursuites mèneront les protagonistes jusqu’à Madagascar.

AZAREL Jean, Marche lente, Editions Samizdat, 2012.

Bien qu'il s'ouvre sur une scène de torture, ce livre est une étonnante lettre d'amour. Mais contrairement aux textes de ce genre où l'amoureux envahit chaque page de ses aveux, de sa passion, de son moi encombrant, quel retrait ici ! Pas un seul « je » dans Marche lente mais un « tu » retenu, soutenu, qui, de la première à la dernière ligne, s'adresse à une femme, dégageant le portrait subtil, contrasté, singulier, d'une vivante de ce siècle.

BRONSARD Marie, Chronique des automnes enfuis, Domens, 2016.

Troisième volet - La Légende (1999) et les Mélancolies d'une amazone (2004) - d'une fresque autobiographique, non préméditée comme telle - tenant plus du patchwork que du panorama -, dont le motif essentiel, à défaut d'être central, est la mère de l'auteur, en tant qu'elle-même, Nanou, mais aussi en tant que dépositaire, parfois à son insu, des mystères, déchirements, incongruités, d'une lignée.

RENAUD Françoise, Retrouver le goût des fleurs, CLC, 2014.

Ils avaient décidé de quitter la ville comme on fuit un champ de bataille, une frontière incendiée. C'était venu au détour de la conversation, ils venaient de partager leur dîner. Elle ne s'attendait pas à une chose pareille. Tout vendre et partir comme on tourne la page d'un livre, voilà ce qu'il disait. Entreprendre une nouvelle vie dans un nouvel endroit, une vie plus simple et naturelle. Et donc plus véritable. On a encore du temps. Tu verras, ce sera bien. […] Dans une langue exigeante et dépouillée, "Retrouver le goût des fleurs" raconte le parcours de Gil et Frida qui recherchent un lieu pour vivre, un séjour débarrassé des convulsions urbaines, pour exister pleinement. Une remise en cause des routines non sans périls. L'auteure s'interroge ainsi sur l'inquiétude, le passage du temps et la nature fugace du bonheur.

La chambre de sable

WINTREBERT Joëlle, La chambre de sable, Glyphe, 2008.

Allongée dans sa chambre de sable, les yeux perdus dans la voie lactée, Marie rêve. Entière comme on l'est à onze ans, rebelle, Marie rêve d'échanger sa mère contre Nana, une artiste-peintre qui aime la vie et qui sait rire. Un idéal d'insolence et de liberté. Mais au cours de l'été, son univers bascule. Marie se lie avec un vieux voisin qui la fascine, et qu'elle suivait discrètement lors de ses promenades au cimetière. Photographe, il la prend pour modèle, ce que Nana supporte mal. Marie va découvrir que les gens ne sont pas toujours tels qu'on les imagine.

 

Tous les ouvrages référencés dans notre centre de documentation sont consultables dans nos locaux. Les adhérents peuvent bénéficier de prêts. Retrouvez toutes nos références en ligne ici !