Auteurs en lecture en partance pour la Suisse

Dans le cadre de la Comédie du livre qui invite cette année la Suisse à Montpellier, nous renouvelons l'opération "Auteurs en lecture" avec 7 nouveaux auteurs participants. Rendez-vous le 19 mai à 11h30 au Musée Fabre pour écouter le résultat final !

Publié le 11/04/2019
Montpellier

Depuis 6 ans, Occitanie Livre & Lecture et l'association Autour des Auteurs (ADA) proposent à des auteurs de la région de lire des extraits de leurs textes s'ils ont un rapport avec le pays invité à la Comédie du livre. Cette année, 7 auteurs nous emmèneront vers la Suisse le dimanche 19 mai à 11h30 dans l'auditorium du Musée Fabre.

Les auteurs

 

Raymond Alcovère a publié plusieurs romans (Fugue baroque, Le sourire de Cézanne, Le bonheur est un drôle de serpent, Rien compris au rock and roll), un recueil de prose poétique (L’aube a un goût de cerise), un abécédaire (Roman de romans) et des récits historiques (Histoires vraies en mer Méditerranée). Vient de paraître Ces Héraultais qui ont fait l’Histoire aux éditions Papillon Rouge : 50 portraits de personnages connus ou inconnus qui ont façonné le département de l'Hérault. Il a été également rédacteur en chef de la revue L’Instant du monde, passerelles artistiques. Il se consacre désormais entièrement à l’écriture.

Raymond Alcovère lire la nouvelle La Lettre : Un écrivain connu s'isole pour écrire comme chaque année dans le Jura suisse en hiver. Son passé va le rattraper de manière inattendue.

Jean Azarel est né en 1954 « dans l’octobre blond du Saint Laurent » (Montréal / Canada). Réside dans le Gard, près d’Uzès. Marié à Anne Kerzeas, peintre et céramiste, deux enfants.
Ecrivain sous influence (la Beat Generation, Alain Jegou, Jack Alain Léger, Perrine Le Querrec….) puisant son inspiration dans la comédie du quotidien, la baie d’Audierne et les pentes granitiques du Mont Lozère pour fabriquer des œuvres éclectiques où se côtoient humour acide, témoignages de vie, rock and roll attitude, et onirisme quasi mystique. A publié une douzaine d’ouvrages.
Présent dans de nombreuses revues, invité pour des lectures performées  un peu partout, seul ou accompagné d'autres artistes, notamment le guitariste compositeur de rock Hérold Yvard qui met ses textes en paysage sonore. Ecrit aussi des chroniques de films et de livres sur le blog de l’association Autour des Auteurs en Occitanie.
Waiting for Tina - A la recherche de Tina Aumont, une biographie, paraîtra en octobre 2019 aux éditions Un Autre Reg'Art et Poèmes passe-montagne, en décembre 2019 aux éditions les Monteils.

Jean Azarel lira un texte intitulé Sur un air de disco à Montreux. Un ex activiste de mai 68 rentré dans le rang se retrouve à Montreux pour un salon professionnel haut en couleurs puis dans un hôtel de la station où il prend un repas très particulier.

Après quelques années de vagabondage, Marie Bronsard a planté ses racines et des arbres sur les contreforts du Larzac, où règne encore la lumière de sa Méditerranée, originelle et légendaire, afin de s’adonner à l'écriture. Se revendique, du reste, écrivain, sans exclusives ni définitions, par refus de l’enfermement. Aime les livres qui se lisent d’une traite, et se relisent à l’occasion, et s’emploie à en commettre, au grand dam de sa traductrice et de ses éditeurs. Travaille parfois pour le théâtre. Dernier ouvrage paru : Chronique des automnes enfuis, éd. Domens, 2016 (roman).

Marie Bronsard lira un texte intitulé Carnaval.

Née sur la côte atlantique, Françoise Renaud reste marquée par le paysage de mer et par les tempêtes. Elle dit qu’elle a besoin de ciel, de nature, et aussi d’écriture. Elle dit que le roman est devenu son principal champ de bataille, que Claude Simon suffit à la nourrir. Aujourd’hui elle se consacre à la littérature et vit au pied des Cévennes.

Plus de vingt-cinq ouvrages parus depuis 1997 (romans récits nouvelles jeunesse beaux livres) et de nombreux textes en revue. Le dernier recueil de poésie : Immensité, là, aux éditions Encre & Lumière en décembre 2018. >francoiserenaud.com

Françoise Renaud lira un texte sur Richarme (1904-1991), femme peintre d’origine savoyarde. Elle a dessiné très jeune sous l’influence de sa mère qui était diplômée des Beaux-arts de Genève. Elle pratiquait le ski et la course en montagne. Elle a vraiment adoré peindre les lacs alpins. Le texte s’intitule : L’eau du lac, l’eau du ciel. 

Respirer, réfléchir, échanger, s’arrêter, c’est simplement complexe.
Se désaxer, se décaler, se faire bousculer, laisser émerger une multitude de réalités.
La démarche d'Antonio Rodriguez-Yuste est perméable au monde, à la vie, ouverte aux échanges et toujours au plus près des émotions.
Il a toujours écrit même s'il n'a pas toujours posé mes mots sur une feuille. Il a longtemps gardé en lui des sons, des rythmes, tout en construisant sa vision du monde au fur et à mesure des rencontres qu'il a pu faire. Quelles que soient les activités, les emplois qu'il a pu occuper, il a toujours été fasciné par les histoires de vies, par les trajectoires qui se dessinaient en faveur ou contre les personnes. Sa matière n’est rien d’autre que la vie, la vie et ses contradictions, la vie et ses paradoxes, la vie et la capacité que nous avons à nous échouer, à nous blesser, à nous heurter, à nous passionner. Tout est possible, le pire et surtout le meilleur. Voilà ce qui l’animait et qui l’anime encore. 

Antonio Rodriguez-Yuste possède un lieu de performance et d'exposition à Montpellier : Atelier Interférences (11, rue Eugène Lisbonne). Il a participé à l'anthologie de poésie Les mains fertiles des éditions Bruno Doucey en 2015.

A propos du texte qu'il va lire : Cueillir l'espoir.
Ce texte a été écrit après un travail sur le thème de la mémoire, un travail de recherche et d'écriture autour de l'histoire des réfugiés qui ont connu les camps de la région (Rivesaltes, Argeles, Saint Cyprien, Agde, Rieucros...). 
Lors de ces recherches j'ai donc découvert l'histoire de la maternité suisse d'Elne. L'histoire d'Elisabeth Eidenbenz qui créa ce lieu et l'histoire si particulière de Guy Eckstein qui naquit à la maternité le 10 octobre 1941 et qui lutta pour la reconnaissance de cette femme exceptionnelle. 
Le hasard a fait qu'en septembre 2008, j'ai été invité à participer à un salon d'art contemporain à Genève avec deux autres de mes collègues artistes (Benjamin Carbonne et Stéphane Carbonne) qui avaient travaillé avec moi lors de performances artistiques (Journées du patrimoine au Camp Joffre Rivesaltes, Fondation Antonio Machado de Collioure),  j'ai alors décidé de contacter Guy Eckstein pour le rencontrer à Genève. Celui-ci a accepté la rencontre et nous a raconté son histoire.

Katharina Stalder, née en 1974 à Bienne (Suisse), est metteuse en scène, traductrice, chercheuse et pédagogue de théâtre. Formation au conservatoire d'Avignon et dans les universités de Vienne (Autriche), Avignon et Montpellier. Comme metteuse en scène elle dirige, depuis 1997, des mises en scène d'autrices·teurs surtout contemporain·es. Elle a aussi travaillé comme actrice et assistante metteuse en scène en France et en Suisse. Elle a traduit de l'allemand des pièces de Soeren Voima, Andreas Liebmann, Philipp Weiss, Klaus Mann, Christina Kettering, Maxi Obexer et Magdalena Schrefel. Elle est membre des comités allemands des réseaux de traduction théâtrale Eurodram et Maison Antoine Vitez. Actuellement, elle enseigne l'art dramatique au conservatoire de l'Aveyron, dirige la troupe théâtrale germanophone de l'université Jean Jaurès à Toulouse, écrit une thèse sur la place des femmes dans les écoles de mise en scène (Paris 3-Sorbonne Nouvelle) et donne des stages et formations de théâtre, traduction et langage inclusif.

Elle a traduit Anja et Esther, de Klaus Mann, in : Le drame en révolution. Écritures théâtrales allemandes 1907-1937, aux éditions Théâtrales en 2017.

Katharina Stalder propose un extrait traduit de la pièce Bruit humain d'Andreas Liebmann. Celui-ci est un auteur suisse (qui habite au Danemark), Katharina Stalder est une traductrice suisse (qui habite en France) et « bruit humain » (sous-titré « matériau à parler pour le théâtre ») est un texte qui habite la langue. Qui essaie de voir ce qui se passe quand différents groupes de gens, les « animaux migrateurs », les « nidicoles » et les « oiseaux de proie » avec leurs différentes manières d'habiter l'espace et la terre, se rencontrent.

Après des études de lettres et de cinéma, Joëlle Wintrebert devient rédactrice en chef de la revue Horizons du fantastique en 1975. Journaliste et critique, elle commence à publier des textes poétiques et des nouvelles dans les années 70. Son premier roman, Les Olympiades truquées, Prix Rosny aîné, régulièrement réédité (5e édition, éd. J’ai lu), sort en 1980. Suivront une vingtaine d’autres livres : des romans (Les Amazones de Bohême, éd. Robert Laffont 2006 ; La Chambre de sable, éd. Glyphe 2008 ; Le Créateur chimérique, Grand Prix de l’Imaginaire, éd. Gallimard 2009 ; Pollen, Prix Rosny Aîné, éd. Au diable vauvert 2016), des nouvelles (La Créode et autres récits futurs, Prix Rosny Aîné, Prix Bob Morane, éd. Le Bélial 2009 ; Les Enfantômes, éd. ActuSF, 2017 ; Transfusion, éd. Le miradou, 2017), des textes poétiques et photos (l’Amie-nuit, éd. la-coop.org, 2010), une novella sur le thème de l’utopie (Le Don des chimères, www.rever2074.com, 2014)… auxquels s’ajouteront de très nombreux articles, des anthologies, des préfaces, des traductions, des scénarios pour la télévision. Très impliquée dans tout ce qui touche au statut de l’écrivain, elle est aussi depuis la fin des années 1970 membre affilié ou fondateur d’associations et syndicats d’auteurs. Jurée de prix littéraires depuis 1980, elle préside depuis 2014 le Grand prix de l’Imaginaire, succédant à Jean-Pierre Fontana qui le fonda en 1974.

Son roman Pollen a été réédité au Diable vauvert en 2016.

Elle lira un extrait de son roman Lentement s'empoisonnent, paru chez Flammarion. Un patron d’ONG qui se noie dans le lac Léman, pourquoi pas. Dans un mètre d’eau, c’est déjà plus troublant. Meurtre ? On se demande bien qui pourrait en vouloir à un apôtre de l’aide au tiers monde. Mais dans la tranquille Genève, labos pharmaceutiques et OMS semblent mener une drôle de danse. 

En accompagnement...

Sylvie Léonard coordonne l'opération pour l'association ADA et animera le temps de lecture du 19 mai. Les auteurs seront accompagnés de Guido Volpe, accordéoniste.

Guido Volpe commence l’accordéon diatonique dès l’âge de 7 ans. Il s’initie ainsi à diverses esthétiques traditionnelles allant de l’Irlande aux Balkans, en passant par la Russie ou encore le sud de l’Italie. Il s’inscrit ensuite à la classe Jazz du Conservatoire d’Avignon, qu’il suivra pendant 3 ans, puis intègre Pro Misica, école de Musiques Actuelles. En parallèle, il fait partie de formations éclectiques dans lesquelles il développe son attrait pour les musiques populaires et improvisées. Depuis plus de 10 ans, il construit un projet pédagogique basé sur le travail de l’oreille, la pratique collective et l’improvisation, projet qu’il a d’abord mené dans des cours individuels, et qu’il poursuit aujourd’hui dans des ateliers de groupes.

Ils se préparent...

Comme les années précédentes, cette opération est l'occasion de proposer aux auteurs de se former à la lecture à voix haute et à la présence scénique avant le coup d'éclat final. Françoise Paran et Henri Migaud de l'association Cépages d'encre apporteront leurs regards extérieurs et leurs conseils les 16 et 17 avril prochains dans le cadre d'une séance de préparation collective. Cette séance sera accueillie par la Maison de la poésie Jean Joubert à Montpellier.

Partenariats

L'opération Auteurs en lecture est coordonnée par Occitanie Livre & Lecture et l'association ADA. Elle est soutenue par la DRAC Occitanie et la Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée, en partenariat avec la Maison de la poésie Jean Joubert, l'association Cépages d'encre, la librairie La Cavale, la Métropole Montpellier Méditerranée, la Comédie du livre et le Musée Fabre.